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  • brity66

CHER HOMME

J'ai commencé un gros travail sur ma façon d'être à moi et sur mes relations.

J'observais depuis un moment dans ma relation avec les hommes que je répétais ce que je savais jouer. Une sorte d'auto-sabotage.


Tu sais de quoi je parle?


Je suis descendue loin dans mes souffrances pour faire le deuil de celle que j'ai cru être, que j'étais, que je jouais pour survivre.

J'ai vécu dans un espace de tout montrer, me montrer: mes humiliations, mes peurs, mes zones de contrôles (et sur moi d'abord), mes rigidités, mes mensonges et trahisons. J'y suis retourné plusieurs fois.

Je me pardonne d'avoir rejoué cela, de m'être tant blessé, d'avoir blessé.

C'était comme aller jusqu'au bout pour m'impacter là où je devais aller regarder.

Et puis un jour, j'en ai eu marre d'ouvrir tellement grand, de tout accueillir pour refermer aussi fort. Le YOYO!!

J'ai visité des trucs qui ne m'appartenaient pas et qui étaient là, que j'ai trimbalé (famille, mère, grand-mère, culture, environnement...):

-"ma sécurité est dans le fait d'être avec un homme",

-"l'homme est sécurisant parce qu'il est autonome financièrement et encore plus s'il peut me soutenir financièrement"...

-"soit là pour satisfaire l'homme sexuellement et toujours dans l'amour"

-"soit parfaite enfant, parfait parent, parfaite collègue..."

-...

J'utilise ces mots parce que c'était des croyances enfouies et réelles, depuis des générations de femmes. Ces femmes se retrouvant seules parce que l'homme était en mer sans savoir s'il allait revenir, ou à la guerre ou parce qu'il était avec une autre. Et pour autant, avaient-elles envie qu'il revienne?

Tout ça pour jouer l'épouse parfaite, abusée, humiliée, non reconnue, mise de côté, violée, ayant subit l'inceste...brûlée pour son côté "sorcière".

Mes relations ont fait remonté cela aujourd'hui parce qu'elles étaient un miroir et tout le contraire: ce que je ne pouvais pas voir seule.

Je vivais en opposition avec l'homme avec mon côté masculin ou à l'opposé, avec mon féminin, sans trouver l'apaisement.

J'ai observé après coup ce que je jouais au lieu de jouir de la vie: l'envie de me montrer pour être reconnue, de faire plus de gesticulation pour être brillante, admirée, d'intervenir à beaucoup d'endroits comme éparpillée, de proposer...bref d'être dans l'action. Purement de cette matrice masculine.

Je suis reconnue à cet endroit là. Et maintenant?

Puis j'en fais trop. Ca c'est sur!!


Puis satisfaite par un ego gonflé je maintien cette proposition au monde et c'est là que je force le truc. Ne sachant plus comment faire mieux, je m'embourbe.

Ma solution: je créé un chaos, un changement jusqu'à la rupture, le clash pour fuir complètement perdue dans mon fonctionnement.

Les pieds dans le tapis. J'ai vu le tapis. J'ai joué le risque. J'ai vécu la souffrance dans mon corps. J'ai bien vu le message de mon âme sans savoir comment y répondre. Mon âme me regardait en disant: quand vas-tu arriver à toi?

Tout ça avec quelques éclaircies dans l'amour, l'espoir.

En face, il y avait un homme avec qui j'ai pris peur dès le début. Il représentait ce que je souhaitais et tout ce que je ne souhaitais pas.

J'ai résonné, raisonné faisant des aller/retour comme une aventurière. J'ai vécu de beaux moment heureux inoubliables, balayés par les lendemains pluvieux de mes yeux.

J'allais dans la souffrance chercher des appuis autour pour me rassurer.

Ces clash me faisaient souffrir, je trouvais la vie injuste et ma façon d'être aussi. Je devenais contrôlante pour garder la face pensant lâcher prise. Je me décevais, je n'y voyais plus rien, je n'y croyais plus. Alors je me renfermais dans la fuite de moi, des autres.

Un cercle vicieux où mon âme n'existait plus que sous forme de concept idéal. Le vide, l'anesthésie en moi. Je devais me poser, retourner au calme en moi. M'isoler. M'extraire.

La survie.

Le temps de pleurer, des colères contre l'autre, contre moi, contre tout.

Tout cela sans baisser les bras pour continuer d'assumer par ailleurs, vivre autre chose et continuer de paraître.

Heureusement qu'il y a les nuits pour poser le corps, le laisser se détendre.

La nuit, l'esprit fait son travail de fond pour repartir sur une autre journée.

Le jour je prenais conscience que l'énergie avait changé et que la source de mes mélancolies allaient finir par être mise à jour.

Alors j'ai exploré pendant 3 semaines, l'EFT/EMDR pour désengrammer mes blessures, mes croyances transmises et avancé tous les jours, laissé faire. Entre Sororité accueillante, coaching et mentoring.

C'est le bon moment pour régresser, cocooner, regarder sans juger, rire ou pleurer.

Ok, la prochaine fois je verrai plus vite, mieux. Je ferai autrement ou pas et c'est OK si je refais ...jusqu'au jour où j'observerai autre chose. Jusqu'au jour où je pourrai me dire: ça y est! YES!!!

Exister dans cela, exister sans cela, exister, être, être heureuse.

Quelle sera la relation à l'autre?

Peu importe.

Je suis bien avec moi m'aime.

Je connecte au bon endroit, dans le coeur en respectant la femme souveraine que je suis.

Je me suis fait ce cadeau.

Je suis un cadeau.

Je suis une femme.


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