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  • brity66

L'art de vivre en pleine conscience

Dernière mise à jour : 4 sept.

Alors je vais remettre les choses à leur place en commençant par moi.

Depuis "petite" on ne m'a pas donné ma place, il ne fallait pas faire de bruit, ne pas pleurer, ne pas vivre et surtout ne pas rétorquer, tout accepter et les tors de moi avec.

Je voyais comme le nez au milieu du visage ce qui n'était pas aligné, équilibré, centré en l'autre. Voilà, sans rien dire, je commençais à déranger par mon regard, mon silence.

J'ai appris à me taire et sourire devant les difficultés et même à avoir des côtés "autistiques" pour éviter ce monde et me replier en moi. J'oscillais, je ne tenais pas debout et je servais pourtant de béquille, de pilier à d'autres qui vidaient leur poubelle dans mes oreilles.

Certains collègues, ami.e.s, médecins, me disaient :"Tu apaises, tu es forte, tu inspires confiance..." S'ils avaient su tout ce que je traversais!!

Et pourtant, j'ai continué, je voulais "bouffer " de la vie, expérimenter, découvrir, apprendre, vivre mon corps à travers le sport, le sexe, cultiver la terre, connaitre l'humain, bricoler, élever, penser, panser...les blessures. Sauver les autres.

J'étais la "gentille" femme, faisant TOUT mon possible pour ne rien dire des mots blessants, des situations et surtout des dissonances de chacun. J'en avais surement. En manque de je ne savais quoi.

J'ai laissé la place au père de mes enfants moi qui avait souffert de l'absence du mien.

Je me suis effacée et n'ai que peu demandé. Je ne savais pas demander. Je ne savais pas poser des questions. J'avais souffert d'une mère possessive qui se lamentait de mon frère extrêmement distant, absent et sans doute jaloux d'une soeur rayonnante, si aimée.

J'ai continué d'avancer, sur l'océan de mes émotions prenant des chemins de traverse en quittant TOUT: le job, la ville, l'appart, "les ami(e)s", les re-pères.

Aller loin de ce dont je souffrais: la solitude des grandes villes si paradoxale.

C'est à ce moment là que j'ai reçu tellement de jugement que j'ai dit :STOP! Je me suis sauvée.

J'ai envoyé péter ma famille: un frère qui me dépossédait de mes enfants, lui qui ne les trouvaient pas intéressant avant qu'il les remarque presque adultes.

J'ai envoyé pété ma mère, la complice de cette mise à l'écart la veille de Noël, entourée de secrets, de mensonges et qui pardonnait toutes les frasques de mon frère. Mais moi, je devais être toujours au bout du fil, venir pour son anniversaire, ne pas la laisser seule à Noël alors qu'elle n'avait pas voulu de la place de matriarche. Une vie à me transmettre des peurs. Alors, j'ai affronté les peurs pour comprendre que c'était "en réaction à ". Ce n'était pas ma vie.

J'ai choisi de redéfinir ma vie. Simplifier. M'alléger des sacs de cailloux des autres. Affronter mes démons. Me sauver.

Ici, il y a du vrai, du vivant, de la conscience. J'ai changé. Je ne sens plus le manque. Profondément dans l'instant présent je me reconnais pleinement avec tous les "Gift" comme le dit ma voisine amérindienne qui m'a baptisée :"Calm Water". Ca me fait sourire car je suis Bélier, cheval de feu, en chemin de vie 1, dynamique et Manifesteur Générateur en Human Design...et calme, posée, ancrée.

Alors, ça valait bien des Noël de "M...e" pour découvrir que le cadeau était en moi.

Depuis 1991, je me réveille tous les jours en me disant: "Tout change"; "Que vais-je ajouter à ma vie"," Comment vais-je contribuer aux autres et à la planête?"



Je remercie tous les magiciennes et magiciens qui partagent mes instants de pleine conscience ,qu'ils soient à l'autre bout du monde, de l'autre côté de l'écran, sur mon palier, au coin de la rue ou dans le ciel.

L'énergie va où elle veut. Elle sait.




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